La réussite du pressage repose avant tout sur un suivi rigoureux du taux de matière sèche. Un pressage effectué à un taux d’humidité optimal (généralement entre 15 % et 18 %) est indispensable pour prévenir l’échauffement excessif et le développement de moisissures. L’utilisation d’un hygromètre de précision en temps réel permet de garantir une stabilité sanitaire du fourrage sur le long terme, sécurisant ainsi la qualité nutritionnelle pour le bétail.
DENSITÉ ET L’OPTIMISATION LOGISTIQUE
L’optimisation de la densité de pressage est un levier majeur de performance économique. Des balles haute densité permettent non seulement de réduire le nombre de manipulations et les coûts de transport à la tonne, mais elles limitent également l’exposition à l’oxygène au cœur de la botte. Une gestion précise de la chambre de pressage assure une régularité de forme, facilitant ainsi l’empilage et la gestion de l’espace de stockage en bâtiment.
LA PRÉSERVATION DE LA VALEUR PROTÉIQUE
Le réglage de la vitesse de ramassage et de la pression au niveau de l’ameneur est déterminant pour la préservation des feuilles, particulièrement sur les légumineuses comme la luzerne. Un pressage trop agressif ou effectué aux heures les plus chaudes de la journée entraîne une perte de ‘fines’, là où se concentre l’essentiel de la valeur protéique. Une approche technique privilégie une intervention tôt en matinée pour bénéficier d’une légère souplesse du fourrage.
